Les abris à insectes

Les abris à insectes

Hôtel aux auxiliaires, il serait préférable de le surélever

Installer des abris à insectes vous permettra de jardiner de manière encore plus naturelle.
Construire des abris aidera les insectes bénéfiques au jardin à s’installer de façon pérenne. Ils seront ainsi prêts à intervenir dès que les ravageurs apparaîtront. Les insectes ravageurs sont déjà présents dès la sortie de l’hiver.
Mais les « amis du jardinier », les insectes auxiliaires le sont également, ils aident à réguler les populations de ravageurs et pollinisent les fleurs et légumes. Construisons-leur des hôtels confortables ; ils vous le rendront bien, en vous permettant de lutter efficacement de façon écologique et naturelle contre les mouches, pucerons et autres chenilles.
LE RÔLE DE CET HÔTEL

Il assure la protection et la survie hivernale des différents insectes sous toutes les formes (adultes, œufs, larves).
Il facilite la reproduction et le développement des espèces, en les protégeant des prédateurs et des parasites.
Il optimise la présence des auxiliaires dans tous les types de jardins qu’ils soient d’agrément, potagers ou vergers.
Selon la proximité du garde-manger, l’hôtel sera plus ou moins fréquenté. Il est indispensable que des plantes garantissent une production de nectar, de miellat, et accueillent des limaces et escargots nécessaires aux auxiliaires carnivores.

CONSTRUIRE CET HÔTEL

En forme de maison, de triangle, ou de rectangle, l’arrière sera fermé par un fond. Installez à l’intérieur des cloisons fixes ou amovibles sans vous préoccuper de la géométrie à l’aide de petites planchettes, mettez-y une couverture imperméable.
Il ne vous reste plus qu’à le mettre en place avec la face ouverte orientée vers le sud et autant que possible à l’abri des vents dominants et de la pluie. Un espace de 20 à 30 cm du sol le mettra à l’abri de l’humidité et protégera vos hôtes d’une éventuelle noyade.

LE REMPLISSAGE

Les matériaux les plus lourds seront disposés dans la partie basse : des pots en terre cuite, des chutes de tuiles et des rondins percés partiellement. Dans la partie médiane, il est possible de mettre des planchettes, des petites branches.
Au dernier étage, disposez des tiges molles, creuses, comme des bambous, du sureau etc.
Complétez avec des pommes de pin. Cette liste n’est pas exhaustive, ce qui compte c’est la stabilité de l’ensemble.
De la diversité des matériaux utilisés dépendra la palette des insectes auxiliaires installés et donc la possibilité de lutter contre une plus grande variété de parasites.

Texte : Bernard Glock
Photo : Michel Jouanne

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