L’arroche

atriplex hortensis

Encore une plante trop méconnue ! Et pourtant l’Arroche est résistante, de culture facile, délicieuse à manger, originale, et sa variété Rouge Opéra, que j’ai choisi de vous présenter, est particulièrement décorative. Comme la tétragone, l’arroche est productive à une période de l’année où l’épinard

Copyright © Jardinot / photo : Jean-Marc Muller

L’arroche

Famille : chaenopodiaceae
Origine : Asie Centrale

Encore une plante trop méconnue ! Et pourtant l’Arroche est résistante, de culture facile, délicieuse à manger, originale, et sa variété Rouge Opéra, que j’ai choisi de vous présenter, est particulièrement décorative. Comme la tétragone, l’arroche est productive à une période de l’année où l’épinard, qu’elle remplace très avantageusement, pousse peu ou mal.

Historique
De la famille des chénopodiaceae, l’arroche (atriplex hortensis) est une plante proche de l’épinard. Elle est originaire d’Asie Centrale, cultivée dans toute l’Europe depuis fort longtemps. Elle était très populaire au Moyen Age, mais sa courte durée de conservation l’a, petit à petit, fait disparaître au profit de l’épinard. Elle est aussi connue sous le nom de  » bonne-dame  » ou  » faux épinard « .

Description
Plante annuelle rustique aux grandes tiges pouvant atteindre deux mètres de haut. Les feuilles triangulaires ou ovales peuvent être vertes, jaunes ou pourpres selon les variétés.

Culture
L’arroche préfère un sol frais au pH neutre, en climat tempéré. Elle est sensible à la chaleur et redoute la sécheresse. Semez en place dès la fin des gelées jusqu’à l’été. Un sol bien réchauffé sera plus favorable. Vous pouvez semer en ligne en prévoyant un écartement de cinquante centimètres par rapport aux autres semis. Il est préférable de pratiquer des semis successifs car l’arroche a tendance à monter rapidement à graines, surtout si elle manque d’eau.

Entretien
Aubaine pour le jardinier, l’arroche ne demande aucun soin de culture. De bons arrosages en cas de forte chaleur permettront de favoriser la production des feuilles. Des binages réguliers seront bénéfiques.

Récolte
Récoltez, avant la floraison, au fur et à mesure des besoins. Comme pour les épinards, cueillez feuille par feuille en choisissant les plus belles. Profitez-en pour pincer l’extrémité des tiges afin de favoriser la ramification et obtenir des feuilles plus grandes. L’inconvénient de ce légume est sa conservation. En quelques heures à peine, les feuilles se flétrissent, la cueillette doit donc se faire au dernier moment. Plongez rapidement les feuilles dans l’eau pour un premier rinçage avant de cuisiner.

Cuisine
D’un goût légèrement acidulé, la texture des feuilles est tendre. Tous les accommodements de l’épinard sont adaptés : cuite à l’eau ou à la vapeur, à la crème, sautée à la poêle, etc. A noter que la variété rouge ne perd pas sa couleur à la cuisson. Ma préférence va à une utilisation des jeunes feuilles crues mélangées à une bonne salade variée, avec quelques pétales de soucis pour décorer.

Mon conseil
Il faut veiller à la canaliser, car elle se sème spontanément. Dans mon jardin, c’est une des premières potagères que je récolte très tôt au printemps. Je cueille les toutes jeunes feuilles pour les mélanger crues aux salades.

Texte : Jean-Marc Muller

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