Concours Jardiner Autrement 2015

Propriétaires de jardins d’agrément, de potagers ou de jardins mixtes, situés aux quatre coins de la France, les jardiniers lauréats ont en commun d’avoir grandi avec leur jardin. Au fil des années, ils ont développé une approche pragmatique et plus tolérante. Leurs jardins sont pour tous un lieu d’accueil

Lauréats du concours Jardiner Autrement 2015

Propriétaires de jardins d’agrément, de potagers ou de jardins mixtes, situés aux quatre coins de la France, les jardiniers lauréats ont en commun d’avoir grandi avec leur jardin. Au fil des années, ils ont développé une approche pragmatique et plus tolérante. Leurs jardins sont pour tous un lieu d’accueil et de transmission, qui favorise la présence de tous les habitants utiles au jardin, et où le plaisir et l’observation priment avant tout. Oubliés les jardins « parfaits » et l’usage systématique des pesticides, les lauréats partagent leurs pratiques pour un jardinage respectueux, accessible à tous.

Le jardin de Sandrine Boucher : l’adaptation aux contraintes

Sandrine Boucher et son conjoint habitent à Villeurbanne (près de Lyon) en semaine et s’occupent de leur jardin, situé à une heure de chez eux, le week-end. Le jardin étant situé en moyenne montagne, la contrainte de la pente s’ajoute au peu de temps disponible pour l’entretien. Mais Sandrine et Alban ont réussi à adapter le choix des cultures et leurs pratiques pour faire de ce jardin un refuge de biodiversité qui leur donne des légumes en abondance. Ils partagent leur expérience avec leurs voisins, sur un blog et ont publié le livre Je ne jardine que le week-end ! qui relate leurs erreurs de débutants et donne des conseils.

Le jardin de Dany Dubos : l’importance de l’eau

Dany Dubos vit dans le Gers et fait confiance à la nature en accordant une place particulière à l’eau dans son jardin : piscine naturelle, mare, phyto-épuration et fosse récupératrice d’eau de pluie permettent d’accueillir de très nombreuses espèces et de limiter l’arrosage. Dany a abandonné le tracteur et le motoculteur pour la grelinette, bien plus adaptée à la surface et à la vie du sol. Elle associe fleurs et plantes potagères et ne laisse aucun vide pour éviter le désherbage. Elle fait visiter son jardin et anime des ateliers Nature et jardin à la Mutuelle Générale de l’Education Nationale.

Le jardin de Gérard Hennion : la transmission d’une philosophie

Enseignant en gestion d’espaces verts, Gérard Hennion a connu l’époque où les traitements phytosanitaires étaient systématiques. A la retraite, il change progressivement ses pratiques de jardinage. En utilisant des paillages et des plantes couvre-sol, il parvient à maintenir son grand jardin ornemental propre sans s’épuiser. Il a retiré les arbres fruitiers sensibles aux maladies et cultive désormais des variétés locales, résistantes ou tolérantes. Gérard fait visiter son jardin dans le Nord plusieurs week-end par an pour transmettre ses bonnes pratiques et sensibiliser à la réduction de l’usage des pesticides.

Le jardin de Pascal Mathias : un havre de biodiversité

Pascal Mathias est naturaliste et favorise la biodiversité dans son potager. Il alterne les espèces par rang et les associe à des plantes aromatiques. Les rotations comportent des engrais verts pour enrichir le sol en azote. La haie, la mare et la prairie fleurie sont des refuges à auxiliaires. Il cultive également des plantes tolérantes à la sécheresse dans sa cour sableuse et ses animaux de basse-cour lui apportent du fumier. Il participe activement à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins en effectuant des relevés de populations dans le Loiret. Il est ambassadeur des jardins de Noé et anime des séances de jardinage dans l’école où il enseigne.

Le jardin de Sophie Vichon : un verger modèle

Depuis 2011, Sophie Vichon, viticultrice en agriculture biologique à Beaune (Côte-d’Or), possède un verger amateur. Son objectif: montrer qu’il est possible de produire sans recourir à de nombreux traitements. Pour cela, elle cultive de nombreuses variétés anciennes greffées et plante des aromatiques au pied des arbres pour perturber les ravageurs. Elle installe des nichoirs ainsi que d’autres aménagements pour attirer les prédateurs et n’utilise que des produits naturels (phéromones, savon noir, etc.) pour lutter contre les bioagresseurs. Elle donne des formations Traiter les plantes par les plantes et fait partie de l’association Les croqueurs de pommes pour conserver les variétés régionales.

Les 5 prix d’encouragements ont été attribués à :

Catherine Le Rouzic à Bréhal (Manche)
Claire Delessard à Morsang-sur-Orge (Essonne)
Danielle Goumain à Cergy (Val d’Oise)
Nadine Morange à Avessac (Loire Atlantique)
Sophie Milbeau à Noyal sous Bazouges (Ille-et-Vilaine)

Texte et vidéos : Jardiner Autrement

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