Le hérisson, un grand ami du jardinier

Animal emblématique du jardin écolo, au même titre que la coccinelle, dont l’image est liée à notre association Jardinot depuis un bon moment. Adorable, attirant,

Copyright © Jardinot / photo : Jean-Marc Muller

Le hérisson, un grand ami du jardinier

Animal emblématique du jardin écolo, au même titre que la coccinelle, dont l’image est liée à notre association Jardinot depuis un bon moment. Adorable, attirant, sympathique. Mais connaissez-vous vraiment le hérisson ? Pour mieux l’apprécier et le fidéliser à votre jardin, mais aussi pour bien le respecter, je vous invite à le découvrir plus précisément.

Mammifère de l’ordre des insectivores, il fait partie d’une petite famille qui, en Europe, se limite aux musaraignes, taupes et desmans des Pyrénées. Encore faut-il noter que le hérisson n’est pas exclusivement insectivore. Il mesure environ vingt à trente centimètres et pèse de quatre cent grammes au printemps à huit cent grammes voire plus à l’automne. Ses crottes, bien repérables, d’un centimètre de diamètre pour trois à quatre centimètres de long, luisantes quand elles sont fraîches, vous permettront de détecter sa présence dans votre jardin. Curieux animal qui donne l’impression d’être un peu pataud alors qu’il est très agile et capable d’évoluer sur des terrains accidentés. Il franchit même des plans verticaux s’il trouve le moyen de s’agripper, sachant nager, se laissant tomber du haut d’un mur après s’être roulé en boule, pouvant creuser grâce à ses griffes, se déplaçant rapidement en donnant l’impression de glisser. Sans parler de sa curieuse réaction défensive qui est de se rouler en une boule aussi piquante que difficile à dérouler, en particulier pour ses prédateurs. De nature solitaire, sauf à la saison des amours, il ne tolère pas la présence de congénères dans son domaine vital d’environ un hectare. Autant dire qu’un jardin, même de mille mètres carré, ne peut pas nourrir un hérisson. Sa vie consiste à dormir énormément, à manger beaucoup, à se reproduire ou à se battre en milieu de printemps et enfin à construire ses nids. Il communique en soufflant, en grognant ou en reniflant. Il se gave de nourriture à partir de septembre pour hiberner vers le mois de décembre. Dès le réveil, en fin d’hiver, il doit également se nourrir rapidement et abondamment. En général, il sort quelques heures en début de nuit, retourne se reposer dans son nid, puis ressort à l’aube avant de partir se coucher pour toute la journée. C’est donc en début ou en fin de nuit que l’on a le plus de chance de l’observer.

Comment faire pour avoir plein de hérissons au jardin ?
− La première mesure à prendre est de supprimer l’utilisation des pesticides qui restent la première cause de mortalité des hérissons. Eviter les granulés anti-limaces à base de métaldéhyde, ces gastéropodes faisant partie de leur alimentation favorite, car ils ingurgitent ce poison mortel en dévorant les cadavres. Toutefois, l’anti-limace utilisable en agriculture biologique distribué par Jardinot, à base de phosphate ferrique est inoffensif pour les animaux domestiques et les hérissons.
− Attention aux filets de protection anti- oiseaux qui peuvent constituer des pièges mortels. De même, prudence en passant la débroussailleuse.
− Fournir des refuges pour l’hiver en exploitant des coins adaptés dans le jardin (haies, tas de bûches, dessous de cabane, abri de fabrication maison, etc.), les feuilles mortes sont l’élément principal et indispensable à l’élaboration de son nid d’hivernage.

Le saviez-vous ?
Le hérisson est un animal protégé depuis 1981. Il est non seulement interdit de le détruire, de lui faire du mal ou d’en faire commerce, mais il est aussi interdit de le capturer ou de le détenir (sauf si l’animal est en danger ou doit faire l’objet de soins, mais dans ce cas, il conviendra de le relâcher dans son milieu naturel dès que possible).

Texte : Jean-Marc Muller

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