Le kokedama

Très en vogue au Japon depuis les années 90, le kokedama a fait son apparition en France depuis quelques années. Traditionnellement les Japonais ont la réputation de maitriser l’art de la mise en scène en ce qui concerne les plantes. Il existe à ce sujet trois techniques principales : Le nearai, le kusamono et le bonsaï

Le kokedama

Le kokedama

Origine : Japon

Très en vogue au Japon depuis les années 90, le kokedama a fait son apparition en France depuis quelques années. Traditionnellement les Japonais ont la réputation de maitriser l’art de la mise en scène en ce qui concerne les plantes.

Il existe à ce sujet trois techniques principales :
− Le nearai qui consiste à associer des plantes sauvages et de les placer sur un petit dôme de terreau, le tout étant installé dans une poterie traditionnelle.
− Le kusamono qui associe des plantes de saison qui seront plantées dans une poterie artisanale. Cette poterie est mise en valeur par une tranche de bois très ancien laquée. Le tout est souvent placé à côté d’un bonsaï pour indiquer la saison.
− Le bonsaï qui est l’art de maintenir un arbre dans une taille réduite. La contrainte de la pousse, la taille, l’arrosage, en un mot l’entretien de l’arbre, s’adresse à des amateurs avertis, et laisse penser qu’il faut beaucoup de temps pour s’occuper de bonsaïs. On pense également, à tort, que ce loisir s’adresse à des personnes qui ne sont plus en activité.

Bien qu’issu de ces trois techniques, le kokedama est un art plus accessible. Il permet à tous de créer des compositions végétales décoratives, le but étant de former une sphère recouverte de mousse sur laquelle s’épanouissent une ou plusieurs plantes, qu’il faudra simplement baigner et vaporiser régulièrement.

Les plantes utilisées peuvent être d’intérieur ou d’extérieur. Les japonais utilisent les plantes recueillies en forêt ou en montagne.

Comment procéder ?

− On extrait la plante de son pot d’origine et on retire une partie de la terre à la base de la plante et autour des racines (afin de commencer déjà à former une boule). Il faudra sans doute démêler les racines. On appelle cela « déchignoner ». Si les racines sont trop importantes, il est possible de les réduire, mais pas plus d’un tiers.

− Ensuite formez une boule autour des racines avec le terreau préalablement humidifié afin de le rendre collant. La taille de la boule est fonction de la plante et doit être en harmonie avec celle−ci.

− Découpez un cercle dans du voile de forçage. Ce cercle servira à envelopper la boule et sera maintenu avec du fil de coton. Pensez à laisser un espace autour de la plante.

− Il faudra ensuite habiller la boule avec des plaques de mousse qui auront été préalablement humidifiées. On en trouve en jardinerie, sinon il est possible de la recueillir en forêt, mais son ramassage est règlementé. La mousse est également maintenue à l’aide d’un fil de coton enroulé autour de la boule, en tournant de haut en bas. Une fois fini, la mousse peut être taillée pour donner un aspect plus lisse.

− Plongez le kokedama dans l’eau tiédie (température de la pièce) pendant environ dix minutes (l’eau de pluie est préférable) puis laissez−le ensuite s’égoutter hors de l’eau. Cette opération est à renouveler une fois par semaine, entre octobre et avril, et deux ou trois fois par semaine, entre mai et septembre. Le poids de la composition est un bon repère pour estimer ses besoins en eau.

Voilà votre kokedama est prêt à devenir un élément de décoration pour six à douze mois environ. En effet, la plante finira par être à l’étroit, Il suffira alors de la rempoter ou de recommencer un nouveau kokedama avec une autre plante.

Texte : Michel Jouanne

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