Le citron caviar, un citrus de luxe facile de culture

Le citron caviar, un citrus de luxe facile de culture

 

Imaginez un agrume qui, coupé en deux, délivre de petites perles nacrées, explosant en bouche et délivrant un délicieux jus acidulé.

Très en vogue aujourd’hui auprès des grands chefs cuisiniers le « citron caviar » que les botanistes désignent sous le nom latin de microcitrus australasia est très recherché sur les « marchés bio ». Cependant on peut le trouver commercialisé en conteneurs chez les pépiniéristes spécialisés et dans certaines jardineries sous le nom de « lime digitee d’Australie ».

Cet agrume d’origine australienne forme un buisson qui peut atteindre 8 m de hauteur dans son pays d’origine, mais qui ne dépasse pas les 3 m lorsqu’il est cultivé en pot.

Citronnier à croissance lente et aux branches frêles, couvertes de minuscules épines, il est relativement facile de culture au jardin familial au-dessus de la Loire.

Il exige en été d’être cultivé en bac et à mi-ombre. Il peut redouter les périodes de canicule et les chocs thermiques. Il devra être abrité l’hiver dans un local sain, aéré et lumineux dont la température ne sera pas supérieure à 15° C.

Le « citron caviar » possède des petites feuilles persistantes parfumées. Au printemps s’épanouissent de très jolies fleurs roses à la senteur suave. Elles laissent place à des fruits verts virant au jaune et au saumon ambré à maturité. La forme de ces fruits évoque toujours un doigt, ce qui lui a valu le surnom de « citron doigt » (Finger lime des jardiniers anglais).

Il tire son nom horticole et gastronomique de citron caviar de sa pulpe dont la chair composée de vésicules remplies de jus et bien séparées les unes des autres, de petites perles blanches, saumon ou pourpre selon les variétés qui cèdent sous la dent en délivrant un jus citronné au goût de pomelo.

Les feuilles de « citron caviar » peuvent aromatiser les sauces, les soupes, le taboulé et les entremets, tandis que la pulpe est consommée dans les salades de fruits.

Les fruits peuvent être également utilisés pour accompagner les plateaux de fruits de mer.

Ce citronnier est rustique en pleine terre sur la côte Méditerranéenne, le littoral Breton et la Vendée à l’abri du vent. Ailleurs, il doit être cultivé en bac ou en pot dont le diamètre doit être aussi large que l’appareil aérien ; assurez un bon drainage du contenant.

Choisissez un substrat composé d’un mélange : 1/3 de terreau de feuilles ou de compost familial, 1/3 de terre de jardin et 1/3 de sable de rivière. Vous pouvez vous procurer dans le commerce un terreau « spécial agrumes » que vous pourrez enrichir de fumier déshydraté et de corne torréfiée.

À la plantation, il faudra surtout veiller à ne pas enterrer le point de greffe.

Comme la plupart des agrumes, le « citron caviar » a besoin d’un arrosage régulier, même pendant la période de repos végétatif, mais il est peu gourmand en eau. Laissez la terre s’assécher au pied de l’arbuste entre deux arrosages. On peut lui apporter durant la période de végétation de mars à septembre un « engrais complet pour agrumes ».

Il faut savoir que ce citrus ne supporte pas la taille et il doit être rempoté tous les 2 à 3 ans. Il est parfois agressé par les cochenilles que l’on peut combattre avec un traitement bio à base d’huile, qui agit tout simplement en les asphyxiant, en recouvrant leur carapace.

Ce citronnier n’est pas plus difficile à cultiver en pot que n’importe quel citronnier, mandarinier ou kumquat. La seule difficulté consiste à assurer son hivernage. Dans la maison il ne supporte pas la chaleur excessive, les courants d’air, la fumée et les vapeurs de cuisine.

 

Texte Claude Bureaux – Photo Stocklib

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