Le jardin 2.0

Le jardin 2.0

Aujourd’hui les nouvelles technologies envahissent les jardins. Sont-elles la réponse attendue par tous les défenseurs des pratiques éco-responsables ou de simples gadgets ?

Hier le jardinier n’avait à sa disposition que ses bras et les outils manuels pour jardiner, et, bien sûr, son sens de l’observation et l’analyse des expériences vécues au cours des saisons. La mécanisation et la motorisation des outils l’ont ensuite aidé dans sa tâche. Puis l’électricité a permis de jardiner proprement, sans effort, à condition d’être disponible à proximité des parcelles.

L’électronique et l’informatique ont engendré des applications programmées. Mais aujourd’hui le développement de capteurs toujours plus sophistiqués permet enfin à des équipements d’agir de manière autonome, écologique, économique.

Les nouvelles contraintes de notre vie toujours plus trépidante ont une répercussion sur notre façon de jardiner. Il est vrai qu’on préfère profiter de notre production de fruits, fleurs et légumes, des décors que nous avons créés, que de s’astreindre aux corvées d’entretien. Le jardin 2.0 nous libère du temps. Il est en pleine évolution et on peut même dire révolution tant les progrès sont rapides dans ce domaine, et il apporte un confort pour l’amateur de nature, à moindre effort.

Catherine Muller, présidente de l’UNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage), disait qu’en 2016 on n’en était qu’aux balbutiements au niveau des villes et autres collectivités, et hormis les tondeuses autonomes, il y avait peu d’équipements à disposition des particuliers. En 2018, la tondeuse robot, les systèmes d’éclairage, d’arrosage, de climatisation des serres se répandent et les dispositifs de gestion de soin des plantes commencent à faire leur apparition. Et tout cela contrôlable et pilotable par un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Sans être exhaustif et sans citer de marques, voici quelques réponses apportées par les industriels et start-up innovantes :

 

LA GESTION DES BESOINS DES PLANTES
Des capteurs situés au niveau des plantes mesurent l’hygrométrie, le pH du sol, la luminosité perçue et la température. Ces informations sont analysées et donnent les informations de correction à prévoir en fonction de la plante ou ensemble de plantes (apport d’amendement, ombrage, humidité). Le dispositif peut interagir avec un arrosage piloté, par exemple.

L’ARROSAGE AU JARDIN
Divers dispositifs sont sur le marché avec des programmateurs connectés à Internet. L’ouverture des électrovannes dépend des besoins des plantes préalablement programmés et d’informations captées au niveau du sol permettant une exploitation optimale de l’eau et ainsi des économies générées par l’absence de gaspillage. Un équipement peut piloter plusieurs types d’arrosages nécessitant alors en contrepartie
autant de tuyaux.

LA COMMANDE DES ÉQUIPEMENTS DU JARDIN
Une télécommande pilote par WIFI des interrupteurs alimentant pompes, éclairage, etc.

LE POT DE FLEUR CONNECTÉ
Les capteurs sont intégrés dans le pot et vous rappellent sur votre téléphone que vous avez oublié d’arroser.

LE POTAGER D’INTÉRIEUR
Composé d’un bac de terre, d’un système d’irrigation contrôlé, d’un éclairage maîtrisé, d’une batterie et d’un capteur, ce dispositif permet de créer un jardin au milieu de son salon. (Rappel : la culture du cannabis est interdite).

LA SERRE CONNECTÉE
Des sociétés ont développé un concept de serre ne nécessitant qu’un minimum d’entretien pour un maximum de récolte dans un espace
optimisé (culture en bacs). Là encore vous êtes prévenu quand il faut agir et quand les légumes sont bons à cueillir !

L’OMBRIÈRE CONNECTÉE
Le marché de l’intelligence artificielle appliquée au jardinage est en pleine expansion et une société a appliqué le concept des ombrières solaires pour garage de voiture au jardin.

LES LOGICIELS DE JARDINAGE
Internet propose de nombreux sites de jardinage proposant savoir-faire, présentation et besoins des plantes, etc. Il faut voir absolument les applications d’identification des plantes : un doute, vous prenez en photo votre inconnue et le logiciel l’identifie. C’est impressionnant. À voir aussi, car c’est très ludique, les applications d’aménagement de jardin.

Ce rapide panorama n’a l’ambition que d’aiguiser votre curiosité. Renseignez-vous, car tout cela, à mon sens, n’a pas le même niveau d’intérêt, et le coût d’investissement et d’entretien peut être un frein pour l’adhérent de Jardinot. Des gadgets côtoient des outils vraiment utiles. Une réussite technologique doit cependant retenir votre attention : la tondeuse à gazon connectée.

LA TONDEUSE À GAZON CONNECTÉE
Les robots tondeuses de dernière génération localisées par GPS peuvent tondre 1500 m² e n 2h30. Mais elles ne tondent que de l’herbe courte, ce ne sont pas des débroussailleuses. De plus la pente doit être réduite bien que certains modèles acceptent 35 %. Certaines peuvent fonctionner sous la pluie. Limitez les obstacles et ne laissez rien traîner dans l’herbe, l’engin n’a pas d’yeux pour le voir. La tondeuse retourne sur sa base de rechargement automatiquement quand la charge atteint un seuil bas et reprend ensuite le travail là où elle s’est arrêtée. L’herbe est finement broyée en mulching ne nécessitant pas de ramassage mais une bonne scarification 2 fois par an. Certaines tondeuses ont une barre de coupe désaxée pour tondre au plus près des obstacles et des limites de la parcelle à tondre matérialisées par un câble à poser, fourni avec l’appareil.

Je n’ai eu que de bons échos de ces tondeuses et vous invite à lire l’article de B. GLOCK : http://jardinot.org/tondre-se-reposant/

Texte Didier Sagon – Photos Stocklib

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