Le myrtillier arbustif

Le myrtillier arbustif

Amis jardiniers, je sais que vous êtes gourmands et que vous aimez vous délecter de tartes à la myrtille au goût sucré et légèrement acidulé, évocation de la montagne et des vacances.

Myrtillier arbusif

Je vous entends aussi vous plaindre que la terre est basse, que vos douleurs sont de plus en plus présentes. Il est certain que le dos est mis à rude épreuve lors du ramassage grain à grain des fruits appelés myrtilles noires, brimbelles ou abrêtiers car aujourd’hui l’usage du peigne à myrtilles, la riffle, est interdit partout en France.

Mais Dame Nature a pensé à vous et a créé la solution, certes loin d’ici, aux States : Hi, I’m the blueberry shrub ! (salut je suis le myrtillier
arbustif), Vaccinium corymbosum en latin.

Arbuste de la famille des Ericacées, de 1,5 à 2m de hauteur, mon allure est tout de même plus fière et gracieuse que celle de mon cousin le myrtillier commun d’Europe Vaccinium myrtillus, sous-arbrisseau ligneux de 20 à 50 cm de haut. J’ai été introduit en France, dans les Vosges, il y a une quarantaine d’années.

Comme tout myrtillier, je dois être planté à l’abri du vent, au soleil (contrairement au myrtillier sauvage), dans une terre légère, humifère, bien drainée et acide (PH4 ou 5) et surtout pas en terre calcaire, c’est ma mort assurée. Si votre terre ne convient pas, plantez-moi dans un bac ou un gros pot : une couche de drainage, un mélange de terre de bruyère et d’un petit peu de compost suivi d’un apport d’engrais organique au printemps.

Par mon feuillage virant du vert au rouge en passant par le jaune au cours de l’année, je suis décoratif avec mes petites fleurs blanches en clochettes au printemps et mes baies bleues prisées des oiseaux appelées bleuets ou corymbes en été.

A l’image de la vigne je peux devenir cinquantenaire, voire plus.

Je n’apprécie pas être transplanté mais apprécie la compagnie d’1 ou 2 autres myrtilliers, je n’en suis que plus productif.
Je vous régale alors de 3 à 5 kg par pied de fruits recouverts de pruine, riches en fibres, en vitamines C, en minéraux et en polyphénols,
au pouvoir antiseptique, limitant la fatigue visuelle et la survenue des cancers.

Sous nos latitudes, il faut choisir des variétés aux besoins limités en froid nécessaire à la formation des fruits.

J’ai toujours la pépie, alors arrosez-moi copieusement et paillez mon pied.

Mon entretien est limité chaque année au renouvellement des rameaux qui deviennent productifs au bout de 2 ans.

Pensez à moi à l’automne lors de vos plantations d’arbustes, et régalez-vous !

 

Texte Didier Sagon – Photo Stocklib

Please follow and like us:

Laisser un commentaire