Le pourpier

Le pourpier

 

Sauvage, c’est une herbe indésirable pour le jardinier, mais sûrement pas une « mauvaise herbe » car il enrichit agréablement les salades d’été. Le croquant et l’acidulé du pourpier doré (variété à cultiver) sont à découvrir.

Pourpier doré

De la famille des portulacacées, le pourpier (Portulaca oleracea) originaire d’Asie est connu en Europe dès le Moyen Âge.
C’est une plante annuelle aux tiges s’étalant sur le sol (rougeâtres pour la variété sauvage). Le pourpier a des feuilles épaisses et charnues vertes ou dorées. Les fleurs sont hermaphrodites et se développent au milieu des feuilles pour s’épanouir de mai à fin septembre.

SEMIS

Pourpier sauvage

Semis en place en avril/mai quand les gelées ne sont plus à craindre. Le semis doit être assez clair et les graines ne seront pas enterrées mais fixées au sol en tassant bien avec le dos du râteau. Espacer les rangs de 25 cm minimum. Maintenir fraîcheur et humidité, surtout s’il fait chaud. La levée s’effectue en 8 jours.

CONDITIONS DE CULTURE

Un sol bien ameubli et frais lui permettra de bien se développer. Il est indispensable de lui choisir une exposition ensoleillée et chaude. La fertilisation n’est pas nécessaire si le sol est bien pourvu.

ENTRETIEN

Très peu d’entretien si ce n’est quelques binages pour limiter la concurrence des herbes indésirables. Arroser régulièrement surtout quand il fait trop sec car le pourpier demande beaucoup d’eau. Éclaircir si nécessaire. Pas de maladie ni de ravageur à craindre pour cette culture.

RÉCOLTE

Prélever les feuilles au fur et à mesure des besoins jusqu’à l’automne. La plante ne supporte pas le gel.

CUISINE

Salade mélangée avec pourpier sauvage et doré

Les feuilles de pourpier, charnues et croquantes, se mangent en mélange avec d’autres salades et apporteront de la fraîcheur et une  sensation acidulée. On peut aussi les manger à la manière des épinards ou en jeter quelques feuilles dans le pot-au-feu peu de temps avant de servir pour aciduler finement le bouillon gras. À consommer avec modération compte tenu de sa teneur en acide oxalique qui provoque des dommages rénaux et des troubles de la circulation sanguine.

Mon conseil
Le pourpier est vite envahissant, je ne garde que quelques pieds en sauvage et bichonne les dorés qui ressortent chaque année à partir de mai un peu partout dans le jardin au gré de leur fantaisie. Il n’est pas utile d’en cultiver en grande quantité…

 

Texte et photos : Jean-Marc Muller

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