Mars – Avril 2019

Numéro 430

Mars – avril 2019

L’humeur de Claude Bureaux

MÉFIONS-NOUS DES REMÈDES DE GRAND-MÈRE

En règle générale, les jardiniers raisonnables et avertis apprécient toutes les vertus des végétaux.
Les amateurs éclairés sont généralement bien informés de l’utilisation esthétique et paysagère des plantes ainsi que de leur gastronomie potagère ou aromatique.
Cependant nos connaissances en « pharmacopée traditionnelle » nous incitent parfois à distiller des conseils de consommation de « tisanes ou de préparations végétales ». Ces conseils sont souvent transmis de « bouche à oreille » dans nos jardins. Attention à l’exercice illégal de la pharmacie ou de l’herboristerie.
Certaines « bonnes plantes » comme disaient nos grand-mères, les simples des moines jardiniers, peuvent être d’excellentes plantes compagnes, mais elles peuvent aussi nous créer des désagréments intestinaux.
N’ayons pas trop une vision « rousseauiste » de la nature : celle-ci n’est pas toujours bonne pour l’homme, voire pour les animaux.
La lecture des anciens « almanachs du jardin » qui ne sont souvent qu’une compilation de savoirs antiques, nous apprend une grande quantité de bêtises qui ne tiennent pas à l’aune de nos connaissances. Pourtant on est parfois ébloui par le sens de l’observation des jardiniers et des rebouteux ; à de nombreuses reprises, ils ont eu la bonne vision, la bonne utilisation de telle ou telle plante.
Il faut savoir que nous ne pouvons pas tout soigner avec l’herboristerie ; cependant les solutions faites avec des « plantes pour tisanes » et des compléments nutritionnels restent des médecines douces.
« Que ton aliment soit ton médicament » disait Hippocrate. N’oublions pas qu’il faut toujours suivre les précautions d’emploi et une certaine posologie. Une plante délicieuse, parfumée, apaisante ou digestive peut s’avérer, lors d’une consommation en excès, être  redoutable pour l’organisme (comme le romarin, le laurier-sauce ou la sauge).
Des plantes comestibles peuvent posséder certaines parties toxiques (comme la feuille de rhubarbe et celle du cerfeuil tubéreux et la tomate verte crue).
Un dernier conseil : les plantes aromatiques, les épices végétales, les plantes médicinales ou condimentaires doivent être conservées et stockées à l’abri de la lumière, dans un endroit sec et aéré. Évitez leur dégradation ainsi que la prolifération des moisissures et bactéries.
En conclusion, les « remèdes de grand-mère » sont à utiliser avec modération et après vérification des extraits végétaux par des personnes compétentes*.
On doit s’assurer que l’on a bien identifié les plantes que l’on souhaite employer…
Méfiez-vous des dictons et de l’automédication.

Claude BUREAUX – Maître jardinier
*Ethnobotanistes, médecins, pharmaciens

 

AU SOMMAIRE DE CE NUMÉRO :

 

L’HUMEUR DE CLAUDE BUREAUX
Méfions-nous des remèdes de grand-mère

LE COIN ASSOCIATIF
Un jardin collectif pour le plaisir de citadins
Concours National Des Jardins Potagers 2019
Portrait de jardinier
Les « Jardinots » du Bois Cerdon

LE COIN LOISIRS
Des nouveaux jardins au Château Royal de Blois

LE JARDINAGE ÉCO-RESPONSABLE
Le désherbage sans herbicides chimiques

LE COIN BIEN-ÊTRE DE A À Z
L’hamamélis

LE COIN POTAGER
L’amarante : du panache et du style
Parfum de cresson et culture facile
La mélisse

LE COIN AGRÉMENT
Votre jardin à l’épreuve des événements climatiques
Le bambou

POUR OU CONTRE
Les plants potagers greffés

LES PETITS PLATS

LES ENNEMIS AU JARDIN
Comment piéger le frelon asiatique ?
Réalisation d’un piège à frelons asiatiques

LE COIN VERGER
Le camérisier « baie de mai »
À petit cerisier, petits problèmes mais grosses récoltes

CARNET DE VOYAGES
Le Rajasthan et la vallée du Gange
Programme Paris 2019

LE COIN BIBLIO

LE COIN AGENDA

LE CALENDRIER LUNAIRE

LE COIN DES INFOS

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