Le mildiou de la pomme de terre

La propagation de la maladie est aléatoire. Bien souvent le mildiou attaque un pied par-ci par-là et se propage à l’ensemble de la parcelle sous certaines conditions de chaleur et d’humidité.

Copyright © Jardinot / photo : I.N.R.A.

Le mildiou de la pomme de terre

La propagation de la maladie est aléatoire. Bien souvent le mildiou attaque un pied par-ci par-là et se propage à l’ensemble de la parcelle sous certaines conditions de chaleur et d’humidité. Les spores du champignon sont véhiculées par le vent, la pluie ou l’eau d’arrosage. D’ailleurs la propagation de la maladie se fait souvent dans le sens des vents dominants. La qualité de la terre n’a pas de caractère favorisant la présence et la propagation du mildiou.

Les principales sources de contaminations pour un jardinier amateur sont les tubercules laissés en terre, les déchets végétaux contaminés et abandonnés sur le sol, les zones humides et le non-respect de la rotation des cultures des plantes de la même famille.

Même si on ne peut pas écarter l’hypothèse d’une contamination par les plants, des études montrent que cette possibilité est extrêmement rare pour deux raisons principales :
− Le mycélium est situé trop proche des bourgeons et les tue bien avant leur développement.
− Le mycélium est situé trop loin des jeunes pousses et ne peut pas les atteindre à temps, pour être entraîné hors de terre lors de la croissance de la tige.
De plus, l’achat de plants certifiés garantit une bonne qualité sanitaire et assure des semences normalement exemptes de virus ou de mildiou entre autres.

Que faire ?
En prévention :
− Pratiquer la rotation des cultures.
− Ne pas laisser traîner sur le sol des parties de végétaux malades : ils hébergent le champignon qui peut infester le sol.
− Eviter les zones humides pour la culture.
− Effectuer des traitements préventifs en périodes chaudes et humides. Vous pouvez utiliser de la décoction de prêle, du purin d’ortie ou de consoude. Cela aidera la plante à renforcer ses défenses naturelles.
− Il est préférable, au mieux de couper les feuilles, au pire d’arracher la plante si celle-ci est très fortement attaquée et de les mettre à la poubelle ou de les brûler !

Comment traiter ?
Méthode biologique : En complément des décoctions ou purin cités ci-dessus, vous pouvez traiter à la bouillie bordelaise ou autre produit à base de cuivre. Vous suivrez les préconisations d’emploi indiquées sur la boîte, sans dépasser ni le nombre de traitements défini ni la dose prescrite.

Texte : Thierry Rivry

Please follow and like us:

Laisser un commentaire