L’Oca du Pérou

L’Oca du Pérou

 

Quel plaisir d’apporter à table un légume original au jardin comme dans l’assiette et si peu connu. Son goût subtil et inhabituel épatera vos convives !

Jolie récolte d’Oca du Pérou

Si l’Oca demande de la patience (8 mois environ entre plantation et récolte), il n’a pas plus d’exigence que bien d’autres légumes.
De la famille des oxalidacées, Oxalis Tuberosa Molina est originaire du Pérou. Il est très cultivé dans les Andes et populaire en Nouvelle-Zélande où il serait arrivé depuis le Chili.
C’est un tubercule dont la forme rappelle la pomme de terre « Vitelotte ». Sa couleur va du blanc au rouge en passant par le jaune, le rose… Sa taille allongée peut atteindre une dizaine de centimètres. Il se cultive comme la pomme de terre, avec cependant quelques spécificités.

PLANTATION

Ocas en rhizome

Début mai, planter les tubercules en place à 5 cm de profondeur, espacés de 40cm sur la ligne. Les rangs seront bien espacés, 80cm au moins afin de faciliter les buttages.
La compagnie de la pomme de terre sera bénéfique. Eviter les sols trop compacts tout en choisissant un endroit bien ensoleillé.

 

 

 

ENTRETIEN

Paillage au pied des ocas

Dès que la plante atteint 15 cm, butter avec précaution car la tige est fragile.
Les feuilles sont charnues et ressemblent à celles du trèfle (Oxalis ou trèfle à 4 feuilles, de la même famille). Répéter les buttages aussi souvent que nécessaire en ne laissant dépasser que 15 à 20 cm. Arroser en cas de période de sécheresse. Pailler généreusement pour maintenir l’humidité et pour protéger du froid en fin de saison. Laisser pousser la plante, les tiges vont se coucher sur le paillage, favorisant ainsi le marcottage et donc le rendement. Avant les premières gelées, protéger le rang par un tunnel plastique, (attention : vérifier l’efficacité du paillage).
La tubérisation ne commence que lorsque les jours font moins de 9 heures, mais elle est
relativement rapide.

 

RÉCOLTE

Récolte

Le plus tard possible selon les conditions météorologique s (fin novembre/début décembre). En ce qui me concerne, j’ai trouvé les plus beaux tubercules en dessous de la couche de paille, à peine en terre. Mettre votre récolte à l’abri (en cave par exemple) dans de la tourbe blonde, excellent moyen de conservation. Attention aux campagnols qui en sont friands.

ET POUR ÉPATER LES INVITÉS ?
Le goût est très fin, à mi-chemin entre celui de la pomme de terre et celui de la patate douce, avec ce petit côté acidulé qui rappelle celui de l’oseille. Il est idéal pour accompagner
les poissons ! L’épluchage est facile après la cuisson à l’eau qui est rapide. Vous pouvez les manger cuits, en vinaigrette, au jus, frits, en gratin… Les feuilles peuvent aussi se consommer
jeunes, on en fait le même usage que l’oseille.

Mon Conseil
Si vous souhaitez diminuer le goût acidulé, au moment de la récolte, laissez les tubercules au soleil 2 ou 3 jours avant de les stocker (attention s’il fait froid).

Texte et photos : Jean-Marc Muller

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