Réussir ses poireaux

Réussir ses poireaux

Tous les terrains leur conviennent sauf les caillouteux et trop secs. Préparez une terre bien ameublie en profondeur et enrichie en azote, potasse et magnésie ; les poireaux en sont gourmands.

Après avoir choisi les variétés qui vous conviennent le mieux, à fût long, court, résistant plus ou moins au gel, faites vos semis en fin février.

La fin juin et le mois de juillet sont la période idéale pour repiquer les poireaux et pouvoir bénéficier l’hiver prochain de leurs vertus. Que l’on utilise ses propres plants, se les procure sur un marché, ou chez les maraîchers ; pour pratiquer le repiquage un certain nombre d’opérations préliminaires sont à réaliser.

Tracez des sillons de 10 cm de profondeur dans un terrain bien préparé en profondeur et espacés de 30 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préparez les plants en choisissant les plus beaux, ils doivent avoir au minimum le diamètre d’un crayon ; commencez par supprimer 1/3 de la longueur du poireau cela limitera l’évapotranspiration, ensuite raccourcissez les racines jusqu’à 1 à 2 cm cela favorisera la reprise et la formation de nouvelles racines pour un meilleur grossissement.

Pour faciliter la reprise il est conseillé de praliner les racines avec un mélange d’eau, de terre, de terreau et pour ceux qui peuvent s’en procurer de bouse de vache.

Plantez les jeunes plants espacés d’une quinzaine de cm sur le rang en les enfonçant profondément pour favoriser le blanchiment du fût et en tassant bien.

Arrosez copieusement !

Plus tard, il sera possible de les butter pour augmenter la longueur du blanc.

La mouche mineuse est l’ennemi numéro 1 du poireau. La larve (asticot) creuse des galeries dans le cœur de la plante et provoque des traces oranges. Au fond de la galerie se trouve les pupes qui font partie intégrante du cycle de reproduction.

Si le temps est clément, cela peut provoquer la mort du poireau ; une période de gelée freinera la prolifération et pourra tuer les pupes qui se trouvent dans le fût du poireau.

Pour combattre ce parasite, posez un voile à mailles ultrafines spécialement conçu pour cet usage et que vous trouverez dans les jardineries.

Il est aussi possible de pulvériser du purin issu de la macération de gourmands de tomates.*

En hiver, il n’est pas nécessaire de protéger les poireaux du gel, vous pourrez les récolter selon vos besoins. Prenez vos précautions en période de gel en arrachant par avance ce qui est nécessaire à votre consommation ; sinon il faudra avoir recours à la pioche.

 

* Purin issu de la macération de gourmands de tomates

Pour lutter contre les parasites du jardin, après avoir éliminé les gourmands le long des pieds de tomates, ciselez-les et mettez-les dans un récipient en plastique dans la proportion de deux grosses poignées pour deux litres d’eau. Couvrez et laissez macérer une semaine en remuant tous les jours.

Filtrez pour en extraire le liquide.

Vous pourrez l’utiliser pur sur la teigne du poireau, les mouches blanches, les altises et insectes sauteurs dont les choux sont les plus parasités.

 

Texte Bernard Glock

Photos Bernard Glock – Stocklib – Jardinot

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