Le cerisier à fleurs japonais Sakura

Ce nom est donné aux cerisiers d’ornement, prunus serrulata, et leurs fleurs. Fort de plus de six cent variétés, allant du blanc pâle au pourpre, le sakura est l’arbre japonais

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Le cerisier à fleurs japonais Sakura

prunus serrulata

famille : rosaceae / provenance : Japon

Ce nom est donné aux cerisiers d’ornement, prunus serrulata, et leurs fleurs. Fort de plus de six cent variétés, allant du blanc pâle au pourpre, le sakura est l’arbre japonais par excellence. Il peut atteindre des tailles de 5 à 20 mètres et nécessite un sol ordinaire mais bien drainé, tout en étant bien exposé au soleil. Il fleurit de mars à mai en fonction des variétés et offre un joli feuillage caduc pour accompagner de magnifiques fleurs.

Le sakura dans tous ses états

Copyright © WikipediaLe Somei Yoshino : C’est la variété la plus appréciée au Japon. Issu de cultures poussant sur le Mont Yoshino, elle est considérée comme une plante sacrée. Ses fleurs sont d’un blanc presque pur, teintées en leur centre et près de la tige d’un léger rose pâle. Après floraison Les fleurs tombent généralement au bout d’une semaine. Les feuilles sortent ensuite. Par conséquent, les arbres semblent presque blancs de haut en bas. Il a été développé entre le milieu et la fin du XIXe siècle, à la fin de la période Edo et le début de l’ère Meiji. Le Somei Yoshino est très largement repris dans le Jidai-Geki ; le Jidai-Geki est un genre théâtral, cinématographique et télévisuel japonais qui a pour corps l’Histoire médiéval du Japon.

Copyright © WikipediaLe Yaezakura : Cette variété a la particularité d’avoir de grandes fleurs avec plus de cinq pétales denses. Elles sont si fournies qu’elles ressemblent à des petits morceaux de coton rose.

Copyright © WikipediaLe Shidarezakura : Souvent comparé au saule pleureur à cause de ses branches souples qui retombent en direction du sol, comme le saule. A sa floraison, ses branches sont souvent comparées à des cascades de fleurs.

Copyright © WikipediaLe Yamazakura : Variété hautement volatile et sauvage qui pousse quasiment partout et, souvent, dans les cimetières et les temples. Cette variété a besoin de très peu d’entretien et bénéficie d’une longévité accrue. Certains Yamazakura connus ont plus de cinq cent ans.

Copyright © WikipediaLe Kawazu-Zakura : C’est la variété la plus odorante et la plus imposante de l’espèce avec son envergure qui peut aller jusqu’à une dizaine de centimètres. A noter que cette variété a la particularité d’avoir un tronc et des branchages d’un noir mat profond, ce qui permet aux fleurs de se détacher encore plus à la vue.

Copyright © WikipediaLe Edo-Higanzakura : Cette variété de la région d’Edo, comme son nom l’indique, est l’espèce la plus fragile. Ses fleurs sont souvent comparées à des papillons du fait de leur fragilité et du caractère éphémère de sa floraison. Cependant, le sakura le plus ancien recensé provient de cette variété ; il est visible dans le parc Usuzumi à Motosu et vient de fêter ses deux mille ans, entourés de sakuras âgés pour certains de plus de mille cinq cent ans.

Copyright © WikipediaLe Shibazakura : Ce n’est pas un sakura a proprement parlé. En effet, cette pelouse de sakura (traduction littérale du terme Shibazakura) est en fait une floraison de phlox et non de cerisier. Le lien entre le phlox et le sakura vient du fait que la fleur du phlox est quasi identique à celle du Shidarezakura et que ce dernier peut avoir une floraison rose intense (cf photo en haut de la page).

Faire pousser et entretenir un sakura chez soi

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Plant de Sakura

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Semis de Sakura

Préparation : Si vous plantez dans votre jardin, assurez-vous que le lieu que vous avez choisi soit bien ensoleillé et bien drainé. Acheter un semis ou un jeune plant. Cherchez des variétés qui peuvent pousser sous vos latitudes. Les sakuras s’épanouissent dans les zones de rusticité 5 à 8. Si les plantes que vous allez acheter ont été cultivées dans votre zone, alors elles seront plus adaptées pour une transplantation dans votre région. Toutefois, cela ne signifie pas que sakuras venant d’ailleurs ne pourraient pas s’épanouir chez vous. Vous trouverez votre bonheur dans les pépinières situées dans les zones de croissance des sakuras. Renseignez-vous bien avant d’acheter en dehors de votre région ou en ligne.

Variétés commercialisées : Il y a l’Amanogawa avec des fleurs semi-doubles roses à port colonnaire, le Kanzan à fleurs doubles roses, le Kiku Shidarezakura à fleurs doubles roses à port pleureur, le Royal Burgundy à fleurs doubles roses et au feuillage pourpre, le Shirofungen à fleurs très doubles blanches, le Shirotae à fleurs blanches doubles, le Tai Haku à fleurs blanches simples et l’Ukon à fleurs semi-doubles blanc verdâtre.

Plantation : Si vous avez acheté un jeune plant de sakura, creusez un trou d’une fois et demi la circonférence de la base du plant, en utilisant une bêche ou une pelle. Libérez un peu les racines avec douceur avant de placer le plant dans le trou. Assurez-vous de ne pas creuser trop profondément afin que le tronc soit exposé. La terre autour du plant peut dépasser le niveau du sol d’environ dix centimètres. Si vous avez choisi des graines, plantez à moins de trois centimètres de profondeur. Faites un trou à l’aide de votre doigt en l’enfonçant jusqu’à sa première jointure. Mettez une graine de cerisier dans ce trou. Espacez vos graines de trente centimètres. Ajoutez un mélange de terreau issu d’une terre proche de celle de pousse du plant ou d’origine de la graine et de celle de votre terrain. Les sakuras peuvent tolérer une vaste gamme de pH mais préfèrent, généralement, les terres légèrement acides. Vérifiez avec votre pépiniériste quel est le meilleur pH pour le plant ou la graine que vous avez choisi. Arrosez puis laissez bien drainer avant d’arroser de nouveau.

Entretien : Faites en sorte que la terre reste légèrement humide. Il faut qu’elle soit humide sans être trempée. Testez votre sol à une profondeur de sept centimètres dès que la racine pivot se sera développée, puis arrosez dès qu’elle semble sèche. Arrosez goutte après goutte tant que le sol soit n’est pas humide et jusqu’à la racine. Au départ, ce sera rapide, mais il ne faudra pas oublier d’adapter l’arrosage lorsque vos cerisiers deviendront des arbres à part entière. Paillez tous les ans. Recouvrez vos arbres de compost au printemps et chaque année. Commencez à le faire l’année suivant la germination, car le paillis évite que les pousses se cassent. Il vaut mieux éviter d’appliquer de l’engrais sur de jeunes arbres, car ils brûlent facilement. Cependant, le compost devrait suffire en matière d’apport nutritif. Après que vos arbres aient atteint leur pleine maturité, appliquez des engrais minéraux composés seulement une fois par an. Les nutriments ne sont libérés lentement vers le système racinaire que lorsque les plantes possèdent une croissance active pendant la saison chaude. Choisissez une formule NPK (nitrates – phosphates – potassium) 15-9-12.

Taille et bouturage : Taillez vos sakuras tout au long de leur croissance. Ce sont des arbres plutôt faciles à tailler, mais, d’un point de vue esthétique et pour une question de production fruitière, contentez-vous de tailler juste un peu. En général, il faut juste un peu tailler les branches des cerises acides afin qu’elles restent symétriques. Pour les cerises sucrées, favorisez plutôt une croissance latérale en taillant l’axe central. Pensez à faire une greffe. Si vous n’aidez pas vos sakuras, ils auront besoin d’au moins cinq ans pour donner des fruits. Parfois, ils n’en donneront jamais. Greffez-la sur un sakura qui a deux ans. Si votre greffe prend, vous aurez ainsi des fruits lors de la troisième ou de la quatrième année.

Protection : Si vous avez planté votre sakura en automne, nous vous conseillons de couvrir vos graines ou le sol autour du pied du plant de deux à cinq centimètres de sable. Protégez-les des pestes car les sakuras sont très sensibles aux maladies et aux pestes, c’est ce qui complique le processus. Vérifiez qu’il n’y a pas de trous qui suintent ou de trainée de sciure au niveau du tronc une fois par mois et passez une aiguille dans ces trous afin de tuer les insectes. Quand le printemps arrive, enveloppez les troncs de moustiquaire pour empêcher les insectes d’y pondre des oeufs. A la toute fin de l’automne, enfoncez un treillis métallique à cinq centimètres de profondeur tout autour de vos sakuras afin de les protéger des rongeurs, des sangliers et des cerfs. Il faut que la barrière formée par le treillis soit suffisamment haute pour que les rongeurs ne l’escaladent pas en cas d’enneigement. Une fois que les premières pousses seront sorties, enlevez cette barrière. Protégez-les aussi du soleil d’hiver. Blanchissez la partie de vos cerisiers orientée Sud à la chaux à la fin de l’automne. Utilisez de la peinture au latex non-toxique que vous aurez diluée afin qu’elle soit un peu plus liquide. Blanchissez la partie Nord si vous vivez dans l’hémisphère Sud.

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Sakura Yamazakura version bonzaï

Conseils : Après la floraison, n’oubliez pas de défolier ou d’enlever les vieilles feuilles sur l’arbre pour encourager une nouvelle croissance. Taillez les branches au moins une fois par an. Si vous plantez votre cerisier dans un endroit humide et où du feuillage va pousser sous l’arbre, cela va aider à garder le sol humide. Si vous plantez votre cerisier derrière un sentier, les fleurs fanées vont tomber au sol comme des confettis de pétales délicats. Pollinisez les fleurs. Si vos sakuras appartiennent à la variété sucrée, vous aurez besoin d’une deuxième variété similaire qui fleurira au même moment et qui se trouvera à côté. Généralement, ce sont les abeilles qui pollinisent les cerisiers. Le Sakura est une plante qui se plie très bien à la transformation en bonzaï.

Attention ! Ne saturez pas trop le sol d’eau. Evitez de couper des branches près du tronc, comme pour les chênes, car celles-ci risquent de ne pas repousser. Surveillez la mousse. Utilisez un tuyau d’arrosage ou vos mains pour enlever la mousse des branches si celle-ci empêche leur croissance. Ne consommez pas ses feuilles ! En effet, les feuilles de sakura sont toxiques à cause de la coumarine qu’elles contiennent.

La floraison du sakura, un événement national !

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Hanami, la contemplation des fleurs de cerisier

Chaque année, l’agence météorologique japonaise et le grand public suivent l’avancée de la floraison des sakuras du Sud au Nord. L’épanouissement commence à Okinawa, en janvier, et typiquement atteint Kyoto et Tokyo, fin de mars ou début avril, pour finir dans la région d’Hokkaido, courant mai. Des programmes d’informations quotidiens sont diffusés lors des journaux télévisés et lors de certaines émissions afin de suivre la progression de la floraison et les festivités associées. Les japonais portent une attention particulière à ces prévisions. Ils vont dans les parcs, les sanctuaires, les temples et, même, les cimetières en famille ou avec des amis pour y organiser des flower viewing party (contemplation des fleurs de cerisier) connu sous le nom d’hanami ou ohanami. Les hanami célèbrent la beauté du sakura, et pour beaucoup, c’est une occasion de méditer, se recueillir, se détendre et profiter d’un pique-nique, dans une ambiance souvent conviviale et festive.

L’omniprésence du sakura

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Rue principale de Chiba

La plupart des écoles et des bâtiments publics japonais ont des sakuras. Dans de nombreuses régions d’Honshu, la première journée de travail ou d’école coïncide avec la saison de floraison du sakura. En effet, dans la région d’Honshu, on considère que la floraison du sakura porte bonheur et que c’est signe de prospérité. Le Kokyo, palais impérial de Tokyo, surplombe un immense jardin où l’on peut y déambuler parmi les sakura importés du Mont Yoshino. D’ailleurs, tous les parcs de Tokyo, sans exception, possèdent des sakura et, même, tous les quartiers de la ville possèdent des sakura. L’omniprésence du sakura et sa sacralisation sont telles qu’il n’est pas rare de voir des routes faire d’étranges déviations pour éviter qu’un sakura soit coupé (ndlw : ce qui serait un mauvais présage selon la tradition nippone).

La Culture du sakura, une longue tradition artistique

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Sakurazuka Seishirou du manga Tokyo Babylon

domaine publique

Sumida tsutsumi hanami no zu par Ando Hiroshige

Symbole de la beauté éphémère de la vie au Japon, le sakura a toujours été étroitement associé à la fois aux samouraïs et aux bushi (ndlw : ne pas confondre le samouraï qui est un mercenaire au service d’un seigneur, le shogun, et le bushi qui, lui, est un noble au service du shogun). A noter que diverses familles nobles ont arboré la fleur de sakura comme emblème de leur famille. Les fleurs de sakura sont une métaphore durable pour la nature éphémère de la vie et, en tant que tels, sont fréquemment représentés dans l’Art nippon. Le folklore populaire reprend aussi ce terme dans une chanson populaire, ainsi qu’un certain nombre de chansons Jpop (pop japonaise). Sakura est aussi un prénom féminin japonais très répandu. Le sakura est très présent dans la Culture jeune, spécifiquement les mangas et les films d’animation. Par exemple, Sakurazuka Seishiro est l’un des personnages principaux de Tokyo Babylon ; c’est un assassin solitaire voué à tuer pour nourrir une cerise démoniaque (sakura), arbre dont les fleurs blanches se teintent en pourpre quand il se nourrit du sang de ses victimes. Il peut également créer des illusions élaborées dans lesquelles les gens sont pris au piège (séparés du monde physique) et dans lesquelles les dangers sont bien réels ; ceux-ci sont annoncés par de soudaines et étranges chutes de pétales de cerisiers. On se souviendra aussi de Sakura, la jeune ninja aux cheveux roses, qui accompagne le jeune Naruto dans le manga éponyme. Même la police militaire japonaise utilise le sakura comme emblème sur ses drapeaux et insignes, à la place de l’étoile, symbole militaire par excellence.

Le sakura en guerre

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Armoirie de la Corée du Sud

Lors de la Guerre Sino-Japonaise de 1894-1895 qui opposa la dynastie Qing à l’empire du Japon, il était, dans les deux camps, interdit de se battre près des sakuras. En effet, cela aurait été vu comme un mauvais présage. La légende prétend que lors de la signature du traité de Shimonoseki (17 avril 1895), mettant fin au conflit entre les deux nations, les sakuras se sont mis à fleurir au moment même où la Chine signait l’accord offrant l’indépendance à la péninsule de Corée ; c’est d’ailleurs en souvenir de cette légende que la Corée du Sud arbore encore des pétales de sakura sur ses armoiries. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le sakura servit comme un symbole motivant pour le peuple japonais. Les pilotes japonais n’hésitaient pas à les peindre sur les côtés de leurs avions avant d’entreprendre une mission suicide. Une fleur de cerisier peinte sur les côtés des bombes symbolisait la beauté et l’éphémère de la Nature et de la Vie. Le gouvernement japonais a encouragé les gens à croire que les âmes des guerriers tombés se réincarnaient dans les sakuras fleurissant. D’ailleurs, les pilotes kamikazes avaient pour tradition de boire une infusion de fleurs de sakura lors d’une longue cérémonie du thé afin de se donner du courage et de préparer leur âme pour ce dernier voyage.

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Vue du Tidal Basin à Washington [USA]

Le sakura s’exporte à l’international

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Sticker mural an vinyle d’un sakura

Le Japon a donné trois mille sakuras comme cadeau aux États-Unis en 1912 pour célébrer l’amitié, alors croissante, entre les deux nations.

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Fleurs de sakura confites

Le don a été renouvelé en 1956 avec trois mille huit cent arbres. De nos jours, ils sont encore tous visible au niveau du Tidal Basin à Washington, près du Jefferson Memorial. Ils sont une attraction touristique populaire et l’objet du Cherry Blossom Annual & National Festival quand ils atteignent la pleine floraison au début du printemps. Si vous adorez visiter, comme des milliers de touristes tous les ans, le cimetière Montparnasse, vous aurez la possibilité d’admirer le sakura offert par le Japon pour veiller sur la tombe du naturaliste Jean-Baptiste Lamarck. On peut aussi admirer deux arbres issus de celui du cimetière Montparnasse dans un autre cimetière parisien : le cimetière du Père Lachaise. Nous vous invitons aussi à visiter les deux vergers de sakura (blanc et rose) du parc de Sceaux qui abrite près de cent cinquante arbres. Plus globalement, on le trouve désormais en Allemagne, en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, en Corée, aux Etats Unis, en France, en Inde, en Nouvelle Zélande, aux Pays Bas, en Turquie et au Royaume Uni. On retrouve également la représentation du sakura sur toutes sortes de biens de consommation, exportés vers l’international, comme des kimonos, de la papeterie, de la vaisselle, etc. La fleur de sakura est souvent dégustée à l’instar de la fleur de gingembre, salée et vinaigrée, avec un plateau de sushis ou de sashimis. Nous vous recommandons aussi les fleurs de sakura en thé (sakurayu) bien que son goût soit assez fort, proche du thé vert, pour nos palets occidentaux, il est très énergisant et tonifiant.

Le katana et la fleur de Sakura

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Shinsakuto issu de la forge Sumita de Seki [JAPON]

Tout le monde connait le légendaire sabre japonais qu’arboraient les samouraïs, le katana ou shinsakuto. Ce que peu de gens connaissent, par contre, c’est le lien entre ce sabre et la fleur de Sakura. En effet, on retrouve l’inspiration graphique de la fleur dans de nombreuses parties du sabre. Il est fréquent de retrouver le motif de la fleur tant sur l’extrémité de la poignée du sabre (le kashira), que sur la garde (le tsuba), la partie basse de la lame (le habaki) ou le fourreau (le saya). Si on voit souvent, dans le cinéma hollywoodien, qu’on teste les katanas en coupant des fagots de bambou… dans la réalité, les grands forgerons de katanas les testaient avec des branches de sakura (ndlw : flexibilité similaire aux os du corps humain) avant de les tester sur des cadavres. D’après la légende, le plus célèbre forgeron de katanas, Masamune Okazaki (1288 – 1328), fabriquaient les meilleurs katanas du Japon ; pour les tester, il les posait lame vers le haut et laisser tomber des pétales de sakuras ; si les fleurs se tranchaient d’elles même sur la lame, le sabre était considéré comme achevé ; dans le cas contraire, le sabre était brisé et refondu.

Texte : Michel Jouanne et Stephane Broigniart pour Jardinot

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Sakura par Derevya Pejzazh-Risunki

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