Un fruit du pays du Soleil Levant : le nashi

Un fruit du pays du Soleil Levant : le nashi

Vous aimeriez savourer des fruits au goût dépaysant, alors plantez-moi au verger avec vos pommiers et poiriers.

Je suis le nashi, « Pyrus pyrifolia » du genre botanique « pyrus » de la famille des rosacées, comme vos poires traditionnelles. Je suis cultivé depuis plus de 5000 ans en Chine et au Japon, et j’ai été introduit en France dans les années 80. Je suis un arbre vigoureux au port étalé de 5 m de hauteur, légèrement pleureur.

Mes fleurs de couleur blanc rosé, simples à 5 pétales attirent les insectes pollinisateurs et tranchent en avril sur mes feuilles vert foncé au revers clair, plus grandes que les feuilles des poiriers classiques « Pyrus communis » (jusqu’à 10 cm).

Je produis à l’automne des fruits appelés pommes poires, poires japonaises, poires cristal, ou encore poires des sables, en forme de… pommes, juteux, sucrés et très désaltérants à la chair blanche translucide, ferme et croquante aux notes d’ananas, de poire et de miel. Ils se consomment crus et pelés, cuits, en accompagnement de volailles et de fromages forts. Ils sont riches en potassium, en vitamines C et en fibres. Pour faire court, mes fruits sont excellents contre les problèmes cardiovasculaires, le stress, la fatigue oculaire et les maladies de l’hiver. Ils se conservent au frigo pendant 3 mois, 3 semaines à température ambiante mais sont sensibles au tallage et aux meurtrissures.

Vous trouverez en jardinerie les cultivars :
– nashi « shinseiki » aux fruits vert jaune matures début août,
– nashi « hosui » à l’épiderme bronzé tacheté de blanc plus tardif,
–  nashi « kosui » très répandu au Japon aux fruits roux.

À noter qu’on trouve les fruits du nashi « kumoi » sur les étalages mais il est interdit de plantation en France car sensible au feu bactérien.

Je suis rustique jusqu’à -15°C, et dois être planté en pleine lumière en sol léger et profond non calcaire à proximité d’un poirier Williams pour assurer la pollinisation croisée. Je nécessite une taille de formation, un élagage d’aération de la ramure, l’enlèvement du bois mort. La conduite de ma ramure à l’horizontale assure une fructification plus abondante. Vous devrez éclaircir mes fruits et prévoir un étayage sinon gare à la casse. Traitez contre la tavelure et le carpocapse.

Je peux être reproduit par greffage en fente en avril mai sur poirier franc (Yônashi en japonais) ou sur nashi.

Dès septembre, retrouvez-moi chez les primeurs et essayez-moi au verger et voyagez par les saveurs.

Sayönara.

Texte Didier Sagon – Photos Stocklib

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